top of page
logo passerelle noir.png
Appel à documentaires de création 

Résidence Post-Production

 

Les deux laureat-e-s

 

Nous sommes ravis de pouvoir vous annoncer les deux lauréat-e-s de notre appel à candidature pour notre proposition de résidence de post-production.

 

 

- La première lauréate, concernée par le mixage de son documentaire sonore est Clara Lacombe.

 

Son documentaire sonore « Et que tout se passe bien » (titre provisoire) propose un contrechamp féminin aux deux films du réalisateur Georges Rouquier : Farrebique (1946) et Biquefarre (1983), tournés sur une ferme voisine à celle de sa famille et qui racontent la révolution agricole dans les campagnes en 30 ans.

 

Clara, narratrice de cette histoire, comme George Rouquier, a l'envie de donner du relief à ces vies d’apparence anecdotiques, en ne cadrant en revanche que les femmes.

 

« Et que tout se passe bien », cherche à  percevoir le monde agricole sous un autre angle : celui des femmes. C’est une histoire du passé qui raconte en creux les questionnements de notre monde d’aujourd’hui. C’est une saga qui parle surtout d’histoires de transmission : transmission de la terre, transmission d’histoires.

 

Parmi ses femmes, il y a la grand-mère de Clara,   qui a été considérée « sans profession » toute sa vie, aux côtés de son mari « chef d’exploitation ».

 

Ce travail, un documentaire sonore de 57 minutes va bénéficier d'un mixage au sein de l'entreprise angoumoisine G4F, prévu en octobre 2025.

 

 

- Le deuxième lauréat, concerné par l'étalonnage de son film documentaire, est Cristobal Sevilla.

 

Son film « Oxford », une histoire ouvrière charentaise » raconte le combat que mènent les salariés de l’imprimerie Lecas, installée à Nersac(16) pour préserver les emplois et les savoir-faire de la dernière ligne de fabrication française de la marque Oxford, née en Charente, alors que le groupe Hamelin, propriétaire de l’imprimerie, menace l’entreprise de délocalisation et de fermeture. Le film suit en particulier le parcours d’Aldo Pometti, délégué syndical de l’imprimerie qui, à l’approche de la retraite, prépare la lutte qui s’annonce ainsi que la publication d’un recueil de témoignages pour collecter la mémoire ouvrière des anciens et actuels salariés de l’entreprise et pour réveiller chez eux un sentiment corporatiste en vue de la mobilisation.  

 

Dès lors, le film se fait à la fois le relais d’une démarche patrimoniale qui vise à préserver la mémoire ouvrière d’un territoire, mais aussi le porte-parole d’une lutte syndicale. Il incarne ainsi la réalité de la désindustrialisation de l’économie française.

A l'heure où nous écrivons ces lignes, la liquidation de Lecas a été prononcée, accompagnée du licenciement des salariés de l'entreprise...

 

Le film connaîtra ses derniers tournages, et son étalonnage aura lieu dans les studios de G4F ; à Angoulême, en janvier 2026.
 
 

bottom of page